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Les jeunes prennent de plus en plus d'antidépresseurs

Les analyses des Mutualités Libres, dont fait partie Partenamut, montrent que la consommation d'antidépresseurs chez les jeunes de 12 à 24 ans a fortement augmenté entre 2018 et 2022. Mais d'autres médicaments contre les troubles mentaux sont également très souvent consommés. L'année dernière, un quart des Belges ont pris au moins un de ces médicaments. Il est temps de se pencher sur cette tendance alarmante.

Des chiffres en hausse, surtout chez les jeunes

Si l'on examine la consommation d'antidépresseurs chez les affiliés aux Mutualités Libres, la hausse chez les jeunes est particulièrement frappante. En 2018, 1,06 % de nos affiliés âgés de 12 à 18 ans prenaient au moins un antidépresseur. En 2022, ce chiffre s'élève à 1,65 %. En chiffres absolus, cela représente une augmentation de 60 %. Nous observons également une évolution similaire chez les jeunes de 19 à 24 ans, avec une augmentation de 40 %.

Ruud Saerens, médecin-expert chez les Mutualités Libres, voit quelques explications possibles à cette augmentation :

"Nous ne pouvons ignorer le fait que les chiffres en hausse à partir de 2021 sont probablement liés à la pandémie. Les données de Sciensano nous ont également permis de constater que davantage de symptômes d'anxiété et de dépression ont été signalés. Le lien entre les médias sociaux et l'utilisation des écrans apparaît également de plus en plus dans la science. Enfin, nous soupçonnons qu'il y a aussi une part d'utilisation inappropriée dans ces chiffres, avec des jeunes à qui l'on prescrit des médicaments parce qu’il y a des lacunes au niveau des autres formes d'aide. Car il y a toujours des listes d'attente, surtout pour les psychiatres et, dans une moindre mesure, pour les psychologues."

Utilisation inquiétante d'autres médicaments pour les troubles mentaux

Au début du mois, le ministre Frank Vandenbroucke a tiré la sonnette d'alarme. En effet, la consommation d'antidépresseurs est non seulement en hausse, mais d'autres médicaments dits psychotropes sont consommés très fréquemment. Les psychotropes sont des médicaments utilisés pour traiter les troubles mentaux, tels que les antidépresseurs, les antipsychotiques, les somnifères ou les calmants. Pas moins d'un quart des Belges ont pris au moins un de ces médicaments l'année dernière.

Que pouvez-vous faire vous-même ?

Pour certains problèmes, tels que l'insomnie ou les symptômes légers d'anxiété et de troubles de l'humeur, une approche non médicamenteuse est toujours préférable. Envisagez par exemple d'adapter votre mode de vie ou d'avoir recours à une aide psychologique. Essayez d’en parler avec des professionnels. En outre, toute personne souffrant de problèmes de santé mentale peut également se tourner à tout moment vers la plateforme en ligne BloomUp, qui vous met rapidement et facilement en contact avec une psychologue clinicienne agréée, adaptée à votre situation. Dans les 2 jours suivant votre demande, vous pouvez déjà obtenir votre premier rendez-vous par vidéoconférence. Le premier entretien est gratuit, Helan vous rembourse ensuite 10 euros par séance pour un maximum de 12 séances.

Dans certains cas, l'utilisation de médicaments est cependant nécessaire, en combinaison avec une adaptation du mode de vie ou une aide psychologique. C'est votre médecin qui évaluera ce besoin avec vous. En effet, lors de l’utilisation d’un médicament, un usage correct est très important (p.ex. à la bonne dose et pour la bonne durée).

Enfin, pour certaines personnes qui prennent des ‘benzodiazépines’ (des médicaments contre les troubles graves du sommeil qui peuvent provoquer de la dépendance) de façon chronique, la possibilité existe de démarrer des programmes spécifiques de sevrage progressif avec le soutien de leur médecin et de leur pharmacien.

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